Sur l'écorce d'Atys
 
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 Vie et mort de Ludaeus Dapan_Urpis_Carnet n°44.

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Urpis
Légende Sablier
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MessageSujet: Vie et mort de Ludaeus Dapan_Urpis_Carnet n°44.   Mar 2 Mai 2006 - 20:54

Bibliothéque de Kal-Zu, section 2-L. Fyros, carnet n°44. Schizophrénie, folie. [Sain selon maitre Zai, cas à vérifier.]


1/Naissance.

_ Maman, Mateus y fais que de m'embêter!
_Hé! Même pas vrai...c'est lui qui me cherche il..
Il se tût. Ma mére devant nous s'était arrêtée et fixé mon frére droit dans les yeux..le combat s'engageait. Mateus ne tenue qu'à peine plus d'une minute et finis par détourner son regard.
_pfff...excuse moi Ludaeus..
Je sourie largement. Alors ma mére se tourna vers moi et rajouta:
_Et toi Luda', je ne t'ai pas entendus..tu veux peut être te risquer à m'affronter?
Derriére son air faussement sévére, on voyait bien qu'elle jouait le jeu, mais nous en acceptions les régles mon frére et moi. Elle avait une méthode bien à elle pour nous faire nous arrêter, ou nous pousser à quelque chose.."la bataille du regard"...c'est ainsi qu'on le nommé. Personne ne la battait, jamais, pas même mon pére. Elle avait des yeux, je me rapelle, si vaste, si profond..j'étais comme appé par son regard quand elle me fixais..et je crois que c'était pareil pour les autres. Comme si jamais on aurait pû s'en échapper, on finissait par s'en détourner.
_Excuse moi Mateus..
_Toujours en train de se chamailler ses deux là... quand je te dis qu'on aurait dû commander une fille.
La voix grave de mon pére se fit entendre. Il referma la porte derriére lui et nous sourit.
_Bonsoir la famille, comment allez vous?
Et comme tous les soirs où il rentrait, on ne répondait jamais à cette question, on se contentait seulement d'aller l'embrasser.
_Tu as promis une histoire pour ce soir papa! s'exclama Mateus.
_Oui, oui...je pose mes affaires et j'arrive. Allez vous mettre en place.
Nous avions pris l'habitude d'écouter les récits de mon pére les soirs de fin de semaine, souvent fantastiques, parfois horrifiques, et on le regrettait à chaque fois que venait l'heure de dormir héhé...mais le matin venant, nous étions toujours prêt à en attendre une nouvelle. Ma mére n'appréciait pas vraiment ce style d'histoire avant le coucher, mais car elle nous voyait dévorer les paroles de mon pére, elle nous laissait l'écouter.
Le feu crépitait et faisait danser les braises non loin de nous. La nuit avait jeté son lourd manteau, et seules quelques étoiles osaient encore briller là haut. Mon pére s'asseilla devant nous, à même le sol, comme à chaque fois.
Je me rapelle de cette nuit. De mon frére, de ma mére et de mon pére. Je me rapelle de cette histoire.
_ Ce soir les petits, je vais vous compter l'histoire vraie d'un jeune Homin qui vécu pas trés loin d'ici, d'un jeune Homin qui avait tout pour vivre heureux..enfin..
Il prit l'air sérieux qu'il prenait d'habitude et nous déjà, étions impatients de l'entendre.
_Voici la légende d'Urpis..
Ma mére émis des protestations..il me semble..je ne me souviens plus trés bien. En fait, de ce soir là, c'est de l'histoire dont j'ai le plus de souvenirs. De cette histoire que j'écouta prés d'un feu à mes 11 ans, d'une histoire..qui un jour croiserait la mienne.
"Il était une fois, dans un village reculé du désert ardent, une famille qui y vivait, prospére et sans ennuis. Le pére, Sasoar, était un marchand à la réputation relativement grande, connue dans la région pour la qualité de ses matiéres. Il voyagait par delà le monde pour y récolter le meilleur de l'écorce. "Aux trésors sans frontiéres", c'était l'appellation de son échoppe.
La mére, Vakall, apportait son savoir faire à l'entreprise familiale. En effet, elle fabriquait toutes sortes d'objets, qui étaient ensuite revendus. Dans le village, elle était celle vers qui on allait quand un probléme naissait, l'épaule attentive, à l'écoute du probléme des autres. Le village tout entier éprouvait un profond respect pour cette famille.
Ce fut un jour d'été que la nouvelle se répandit, comme un gingo traqué. En quelques minutes le village et ses alentours étaient au courant. Un enfant allait naître. Si c'était un garçon, Sasoar et Vakall avaient convenu de le nommer Urpis.
Urpis vécu une enfance heureuse par ses amis, et comblée par ses parents, malgré les longs voyages de son pére parfois. Il lâchait volontier la plume pour l'épée, et s'entrainer souvent à combattre, prêt à aider son peuple contre la menace kitin lorsqu'il aurait l'âge. C'était un Fyros fier, reconnu pour sa fougue et son entrain guerrier dans le vilage.
Oui..tout allait bien dans cette petite famille...tout allait bien jusqu'à ce jour d'automne. Urpis rentra chez lui, un peu plus tard que d'habitude. Les lunes brillaient, elles en devenaient presque aveuglante. La voûte céleste n'était plus qu'une longue ombre étendue, dont seul les grands astres et les cris d'animaux arrivaient à perçer. Urpis poussa la porte de chez lui. Il passa devant sa mére sans la saluer. Il était "ailleurs", perdu, cela se voyait, alors sa mére n'en tenu pas compte. Il irait mieux tout à l'heure pour l'heure du repas se dit elle. Du même pas nonchalant, il passa le seuil de sa chambre et s'y enferma.
3 années. 3 années Urpis resta là, sans voir personne, sans aperçevoir la lumiére du jour.3 années seul, les volets toujours clos, dans une pénombre où aucune lumiére ne filtrait. Sa mére, puis son pére eurent beau essayer de le raisonner, d'entrer...même par force...rien n'y fit. Souvent, et s'accentua au fil du temps, Vakall entendais Urpis marmoner. C'était inintelligible, des phrases sans aucun sens, une autre langue peut être...parfois il criait, hurlait, à tout heure du jour ou de la nuit. Pour le village, il était devenu fou, pour ses parents, il n'était que malade..un mal passager..inconnu. Pour rester auprés de son fils, pour comprendre, Sisoar arrêta de voyager; sa femme arrêta ses créations, n'ayant plus les matiéres, n'ayant plus l'envie..L'entreprise familiale ne tarda pas à s'écrouler. Les rumeurs circulérent au village et ses alentours. "Les fous", cette famille qu'on évitait de croiser, et dont les médisances à leur égard naissaient dans la bouche de chacun.
Nuit d'automne, le ciel est sombre, sans étoiles, juste les lunes blafardes comme guide. Cette nuit est la même qu'il y a trois ans. Urpis sort enfin de son antre. L'odeur qui en émane est immonde, irrespirable. Le jeune Homin est nu, juste une dague à la main. Il sourit et dans ses yeux brille cette trace de bonheur que l'on pouvait lire chez lui il y a quelques années. Il marche du même pas, ce pas régulier, tranquil et pourtant innarétable. Il entrouve la porte ou reposent ses parents. Leurs sommeil est agité, il entends leurs respirations saccadée et doucement, s'approche du sommier.
Urpis saisit le visage sa mére, empêche tout murmure et pose la dague sur sa gorge. Elle passe et repasse, Vakall se débat, ses hurlements étouffés devraient pouvoir éveiller son mari, juste là, à quelques centimétres. Il dort toujours, malgré les gesticulations de son épouse, malgré les cris, malgré le sang qui s'écoule de sa gorge ouverte. Elle finit de se tordre de douleur; les draps autrefois immaculés sont couverts du liquide sombre. Sasoar dors, sa respiration se fait plus calme.

Elle berce nos rêves.
Urpis enfonce la lame jusqu'à sa garde dans le thorax de son pére. Encore une fois. Puis une autre....une autre fois..
Elle berce nos vies.
Il sort de chez lui couvert de sang, couvert de séve. Il n'est pas vraiment là. Il n'est plus là depuis longtemps maintenant. Il reste quelques personnes dans les rues du petit village. Il s'approche doucement d'elles. Elles s'étonnent, sourient, s'amusent de cet Homin nu, qui avance d'un pas sans but.
Elle nous fait aller.
Le premier est surpris quand la dague s'enfonce dans ses chairs. Les autres reculent. Urpis s'acharne, plante et replante, des coups rapides et précis. L'inconnu tombe à terre; les autres sont surpris, appeurés, ils dégainent leurs armes. Un des leur crie. Des lumiére s'allument.
Elle nous fait tomber.
IL sont maintenant une vingtaine autour d'Urpis, leurs armes sorties, attentifs. Il continue d'avançer vers la personne devant lui, inlassablement, il avançe. On crie, on le menace mais il ne les entends plus.Une épée le transperce.
Elle nait un jour.
Il avance. Les villageois affairés autour de lui, pris dans ce jeu macabre, l'attaque, le blesse, le tue. Il devrait être mort alors pourquoi avance t-il encore...On le frappe encore durant de longues minutes; il finit par lâcher sa dague et tombe à terre, sur les genoux. Sa tête posé contre sa poitrine, il comtemple le sang s'écouler de ses plaies.
Elle ne meurt jamais.
Dans la flaque de sang qui s'est formé à terre, un visage apparait. Il se reconnait. Il l'entends qui murmure...sa haine qui murmure:
_Le bonheur ô désespoir n'existe pas. Je suis la haine qui te fais vivre. Je suis la haine qui fait mourrir. Je suis tout. Je suis vous.
Urpis tends ses bras vers ce visage, il attrape son cou et sert de toute ses forces. Il ne veux plus le voir, plus jamais.
Les villageois ammassés voit le jeune Homin s'étrangler lui même. Ils le voient sourire.
Jusqu'à qu'Urpis meurt."


_Aller! Maintenant on monte se coucher!
Ma mére nous pousse dans nos chambres, nous n'avons même pas le temps de poser toutes ses questions sans réponses que l'on pose habituellement à mon pére. Je ne la compris pas cette histoire. Pas de suite en tout cas. Je me rapelle mon frére tremblant sous ses draps, je me rapelle ma mére criant sur mon pére aprés nous avoir couché. Et je me rapelle un peu avant, ces mots à mon oreille quand je lui avoué n'avoir pas compris...et pourtant avoir peur.
_Ce n'est rien Luda'...ton idiot de pére ne raconte que des bêtises...et il n'y a rien à comprendre mon fils.
Elle sourit.
_Saches seulement ne pas répondre à son appel quand il viendra, car tu l'entendras un jour, Urpis, murmurer à ton oreille. N'aie pas peur, même moi j'ai su le repousser, alors un Homin fort comme toi...
Elle part en fermant la porte. Matheus et moi eûment du mal à dormir cette nuit là.


Dernière édition par Urpis le Dim 20 Mai 2012 - 22:42, édité 3 fois
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Urpis
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MessageSujet: Re: Vie et mort de Ludaeus Dapan_Urpis_Carnet n°44.   Mar 2 Mai 2006 - 21:16

C'est à l'automne de son dix-huitiéme cycle que mourru Ludaeus. Je me souviens...
Mon pére se nommait Baeton Depan. Il n'était pas très grand, et assez mince; son visage fin et ses traits tirés lui donné cette apparence dure qu'il se complaisait à exploiter à nos dépends. Il avait les yeux sombres, presque aussi sombre que la chevelure épaisse qui lui retombée sur le cou. Mon pére était un un magicien, un de ces petits magiciens de village qui donnait ses soins aux chasseurs quand ceux ci revenait de la traque, ou même, qui accompagné les guerriers lors d'expéditions. Il m'était apparu comme un Fyros fier et juste. Je l'ai aimé. C'était mon pére.
Matheus était mon frére aîné de 3 cycles. Il avait pris tous les trais physiologiques de mon pére, comme moi d'ailleurs, en partie. Il travaillait dur pour devenir un magicien, un grand magicien, ceux qui hante les rêves et attisent l'espoir. Mon pére le soutenait dans cette voie là. Il le poussait même, lui enseignait chaque soir un peu plus. Mon frére n'avait d'yeux que pour mon pére, cela était flagrant mais n'avait pas l'air de géner ma mére.
Ma mére...Ilfen, s'était son nom. Que dire..elle était belle. Non pas de ces beautés éphéméres qui naissent et meurent avec le temps, non, elle était belle éternellement. Elle avait le visage fin, long avec de grands yeux, d'énormes yeux. Mon pére disait d'elle, quand la nuit était sombre et sans étoiles, que c'était de sa faute, qu'elle les avait attiré et qu'elle pouvait garder toutes les astres d'Atys ,là, dans ses yeux. Elle souriait. Il fut un temps, elle souriait..Sa longue chevelure était d'un blond pâle, si pâle qu'elle paraissait blanche souvent. Elle était plus grand que mon pére en taille, tout comme en douceur et générosité. Il arrivait qu'elle fabriqua des armures ou armes pour le village, mais elle passait le plus clair de son temps à s'occuper de nous, ou d'autres jeunes enfants.
Elle était différente bien sur...la couleur de sa peau ne laissait aucun doute quant à ses origines, mais peu étaient les personnes à douter de son intégriter. Avec le temps, tout le monde avait appris à la connaitre et à avoir confiance.

La fraicheur d'une nuit automnale vient s'installer sur les dunes, je finis de m'entrainer avec Tyamas. Encore aujourd'hui je suis exténué, et mon camarade aussi. Nous nous entrainons dur car bientôt il sera temps de prouver notre bravoure au village, à l'Empire tout entier. Nous marchons vers nos demeures voisines, laissant nos armes tracer de fins sillons que le vent du désert aura tôt fait de faire disparaitre. Il ne fait pas totalement nuit. Nous sommes en fin d'après midi. On s'invente un avenir glorieux sur ce chemin, un avenir guidé par l'honneur et la fierté d'un guerrier. On rit sur ce chemin. Je ris une derniére fois avant longtemps. Nous sommes deux sur ce chemin...une derniére fois, deux..
J'ouvre la porte de la maison. Je souhaite une bonne soirée à Tyamas. Je dirige mon regard à l'intérieur de la bâtisse.Elle est là.
Pantin grotesque et désarticulé, souillure sanglante sur l'immaculé, elle est là et fixe le plafond..non..elle fixe plus haut, elle fixe le ciel. Ses yeux sont révulsés...elle fixe le ciel. Une tâche, dans ce décor si bien ordonné, parmis ces tapisseries claires et l'ambiance chatoyante présente. Le repas est prêt je crois, je sens l'odeur du rôti de bodoc. Une tâche, indélibile, une tâche à quelques métres de moi, contre le mur, assise, sombre. Et le silence..ce silence qui fait si mal, celui qui fait écho à la solitude, il est là et m'entoure, remplace l'air devenu lourd autour de moi; je le ressens, il me glace...ou il me consumme, je n'en sais rien. Il s'empare de moi. Un corps, sommes nous deux ici? Suis je seul? Tu ne souris plus? Tu ne m'aimes plus? Une larme sur ton visage, la vie, elle s'est arrêté sur ta joue, laisant derriére elle la trace de son passage humide; ce chemin menant là où se retrouvaient la joie, les étoiles. Tu cherches quoi dans le ciel?
La trace est visible. Elle part d'entre ses jambes et se finis à son cou. Une ouverture béante, une abîme d'où sort les cauchemards des nuits passées, d'où sort ce silence si pesant. Sa tête est posée sur son épaule, ses vêtements autrefois blancs sont sombre, déchiquetés. La séve s'écoule sous elle, de tous les pores de sa peau, elle avance vers moi, se laisse glisser sur le sol lisse de la maison. Les os de sa poitrine sont visibles, brisés, brûlés, son coeur est là, encore, je le vois. L'odeur..elle s'est mélée au silence, cette odeur de viande cuite, de pourriture et d'excréments. Cette odeur qui fais détourner le visage pour éviter d'en voir l'horreur. Mais on ne peut lui échapper à cette horreur, rien ne sert de détourner le visage, elle est là, et reste là. Je sens cette odeur immonde, et je vois la mort. Ses entrailles sont répendues à ses côtés, ou tente de s'échapper de l'ouverture qui lui traverse le corps. Comme une fuite, ils veulent partir d'ici, de ce corps meurtris et sans plus aucun intérêt, pour aller là où régne la vie, loin. Ne fuyez pas, il fait si bon ici.
Je m'approche d'elle, ma mére, tombe à terre et me blottit contre elle. je la sers fort, elle est déjà partie, je ne retiens plus rien qu'un souvenir..Ma tête contre la chaleur de son corps, je me remémore certains événements, et je pleure doucement. Mes larmes se mélangent à sa séve et doucement mon départ, à son départ.
Des gens arrivent, je les attends mais ils sont loin. Ils crient fort, je ne comprends pas ce qu'ils disent, il fait noir tout autour de moi. Maman je suis là...Maman es tu là?
_Regardez !!
Je n'ai plus envie de me lever, plus envie de bouger. Je suis bien contre toi. Pourquoi crient ils? J'ai juste envie de dormir, et plus me réveiller..
_Il l'a tué! Il a tué sa mére!Il est couvert de sang!
Tu m'avais dis qu'on ne vivait pas seul..Papa et Mateus sont partis, et toi aussi. Je ne vous avez pourtant rien dis, le manque de temps, l'absence de raison de le faire.
_Sortez le de là! Il doit être emmené hors d'ici! Où est sa famille?!
Ils sont tout prêt. Je les attends de plus en plus, et ils continuent de crier. Je ne vais pas réussir à m'endormir..non..Vivre..vivre, dans quel but?
_Yliathus viens m'aider! On le vire d'ici, on le fous dehors cet assassin!
Ils m'emménent loin de toi. Une nouvelle fois je sors de tes entrailles maman.
Je nais une nouvelle fois, une seconde fois. Je vis.
_Ses yeux! regardez ses yeux!...Urpis!...Urpis!...Urpis...
Et ils me poussent. Je les voies maintenant. Tout tremble autour de moi.
Ce nom qui résonne à mes tempes, des coups dans ma tête pour me tenir debout, de coups puissants, mon crâne va exploser. Je les attends me conspuer.Ils me nomment, comme on baptise un nouveau né. Ils me crachent dessus, me frappent...Je renais du sang et de la séve de ma mére. je revis, je ne mourrai plus.
_Tenez le, on doit le tu..le juger pour ses crimes!
_Ses yeux! Ce sang! c'est le démon qui est revenu! Le démon! Je l'ai déjà vu! Mon pére l'a vu!

La vieille est hystérique, elle hurle plus fort que tous les autres.
_...Urpis!.. Urpis!..
Elle va se taire! On me pousse...une arme, une épée à la ceinture de cet Homin..je ne dois plus mourrir. Je la saisis. Je suis guidé, mes mains savent comment tenir l'épée. Je fais de grands moulinets, les villageois les plus prés s'écartent. La vieille...une peau flérie à peine tenue par de vieux os pourris, quelques cheveux grisonnants sur un visage creusé par le temps...elle va se taire! Un coups sec et précis, son long cou fin est si facile à trancher. Sa tête roule au sol sur quelques métres et le silence se fait.
Je cours aussi vite que je peux. Le plus loin possible, n'importe où, tout droit, je pars. Ils me coursent, crient. Des coups de feu éclatent. Plus vite, plus loin. Je suis touché, je perds ma séve. L'épée tombe à terre, mais mes jambes ne s'arrêteront pas, elles me guident elles aussi. Je ne mourrai plus. J'ai mal dans le dos, les bras..je cours encore parmis les dunes, dans un horizon rougeâtre et infini. Un désert immense, qui m'a acceuillis et vu grandir, qui aujourd'hui me voie partir, m'enfuir pour cette destination inconnue de tous. L'avenir, la destinée..on lui donne plusieurs noms, pour un demain...peut être.
J'ai mal partout, je n'arrive plus à courrir, sont ils encore derriére moi? Je n'ai plus de forces, je ne peux pas mourrir...pas mourrir..
Je m'écroule dans la sciure, il y fait bon. Mes yeux se ferment doucement sur l'image volée d'une famille heureuse. Je ne peux pas mourrir, je vis. Maintenant.
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